Christophe Greffet

Christophe Greffet

Les contradictions de l'opposition départementale sur le contournement de Pont-de-Veyle


Contournement de Pont de Veyle par ChristopheGreffet

La déviation de Pont-de-Veyle enfin prise en considération !

Ce 5 décembre 2012 restera un jour important pour notre canton et son chef-lieu. Le rapport prenant en considération la déviation de Pont-de-Veyle a été adopté par l’assemblée départementale à une très large majorité.

Le principe d’un tracé de 4350 mètres contournant le chef-lieu par l’est a été retenu, permettant la sécurisation de trafic et l’amélioration du cadre de vie des habitants. Evoqué depuis plusieurs décennies, jamais engagé malgré les capacités financières passées du département, le projet est désormais acté.

La droite départementale en pleine contradiction

On peut toutefois regretter que la minorité du Conseil général se soit pour partie opposée à ce dossier alors qu’elle estimait durant la dernière campagne cantonale être la seule à même de pouvoir le porter. Ce revirement, à quelques mois d’intervalle, jette un doute sérieux sur la sincérité de ses promesses faites au mois de mars à l’ensemble des électeurs du canton. Fort heureusement, le groupe majoritaire a fait bloc à mes côtés et la voie est maintenant ouverte aux études et aux acquisitions foncières.

Un pas décisif dans un calendrier de plusieurs années

Lors de la dernière Commission permanente, le Conseil général s’était déjà engagé à acheter les bâtiments de la société Rüfenach à Laiz tandis que la Communauté de communes faisait l’acquisition de la propriété Fontaine située sur le tracé à Saint-Jean-sur-Veyle. Le projet, évalué à 33 millions d’euros, constitue un coût important pour le budget départemental, soumis aujourd’hui à de très fortes contraintes. Il nous appartiendra au fil des années de dégager les moyens financiers nécessaires à sa réalisation, depuis trop longtemps attendue.


Un patrimoine dynamique

Pour la 28ème édition des journées du Patrimoine, les patrimoines de l’Ain ont plus que jamais été à l’honneur. Avec l’ouverture de la Grosse grange d’Ozan et la labélisation de la Ferme des Planons comme « Architecture remarquable de terre en Europe ».

La Grosse grange d’Ozan située sur un tènement de 4500 m² et composée de six bâtiments (habitation, deux écuries, grange, four et porcherie) est l’un des bâtiments en pans de bois les plus imposants de la Bresse. Sa grange en pans de bois, qui donne son nom au lieu, provient du XVIème ou XVIIème siècle et présente un intérêt patrimonial manifeste.

Les onze propriétaires soucieux de faire partager ce précieux témoignage de plusieurs siècles de ruralité avaient choisi de vendre l’ensemble des bâtiments au Patrimoine des pays de l’Ain connaissant les efforts fournis pour sauvegarder le patrimoine de notre département. Reconnue association d’utilité publique, L'Union des associations pour la culture et la sauvegarde du Patrimoine des Pays de l'Ain (PPA), que j’ai le plaisir de présider, a œuvré, depuis avril, pour la restauration et l’accessibilité de ce monument afin de l’ouvrir au public pour les journées du patrimoine de ce week-end. Mais si sur ses anciens chantiers, l’Union a toujours revendu à des particuliers, quand celui-ci sera abouti, elle aimerait que ce site devienne une propriété publique car son caractère exceptionnel doit rester accessible au plus grand nombre.

L’ouverture au public de ce fleuron départemental est une vraie satisfaction et une preuve nouvelle du dynamisme du patrimoine du département de l’Ain. D’ailleurs, quelques jours auparavant, le musée de la Bresse du domaine des Planons en témoignait en recevant le label « Architecture remarquable de terre en Europe ». Ce label n’a été attribué qu’à deux seuls sites en France et quinze à travers l’Europe dans le cadre d’un projet européen baptisé « Terra incognita » qui vise à valoriser le patrimoine architectural en terre d’Europe. Il vient récompenser la qualité incontestée du travail de restauration et de mise en valeur de cette ferme construite au XVème siècle selon des techniques traditionnelles qui utilisent la terre crue (torchis et pisé).


Bienvenue aux marcheurs pour de nouveaux parcours !

Dans le cadre de la valorisation de notre patrimoine naturel, la communauté de communes du canton de Pont-de-Veyle vient d'inaugurer 120 kilomètres aménagés pour la randonnée pédestre. Le Journal de Saône et Loire vient de publier un article sur ce sujet, vous pouvez le lire ici.


Intervention au conseil régional sur le contrat de projets Etat-Région


Intervention contrat de projet Etat-Région Rhône-Alpes
envoyé par ChristopheGreffet.

Le Pont d'Arciat, histoire et modernité

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts » écrivait le génie scientifique, Isaac Newton. En un an, le conseil général de l'Ain et de Saône-et-Loire ont révélé qu'ils avaient entendu la portée de ce message en inaugurant le pont François Mitterrand (septembre 2009) et en recréant le pont d'Arciat. La qualité des connexions entre les deux départements s'est, ainsi, considérablement améliorée.

Un an après l'inauguration du pont François Mitterrand, samedi, en compagnie de Rachel Mazuir et Arnaud Montebourg, j'ai assisté à l'inauguration du nouveau pont d'Arciat. L'ouvrage qui relie Cormoranche et Crêche-sur-Saône permet aux vélos et piétons de franchir la Saône en toute sécurité aux côtés des voitures qui, à présent, peuvent emprunter le pont sur deux voies.

Si le pont est ouvert à la circulation depuis octobre passé, il a été inauguré officiellement ce week-end après des travaux d'aménagement, l'occasion d'une joyeuse journée avec des courses d'objets flottants non identifiés, un vide-grenier, et même une démonstration de VTT par le champion de France de trial Thomas Persicot. Ce pont chargé d'histoire, puisqu'il a notamment permis à Lucie et Raymond Aubrac de fuir pendant la seconde guerre mondiale (voir article précédent) entre à présent dans une nouvelle ère. Grâce aux financements croisés des deux conseils généraux concernés, ce sont deux communes, deux départements et même deux régions qui se retrouvent aujourd'hui plus proches. Isaac Newton peut être rassuré, après des décennies de fermetures, les deux départements semblent plus que jamais décidé à se rapprocher, s'unir et coopérer.