C’est la semaine prochaine que le Premier Ministre annoncera les mesures gouvernementales en faveur des Conseils généraux fragilisés par les emprunts toxiques et la hausse des dépenses sociales.

Deux réunions parisiennes me mobiliseront cette semaine en tant que Vice-président aux finances du Conseil général. Une première rencontre aura lieu avec les cabinets de l’Elysée et de Matignon concernant le soutien aux collectivités détentrices de prêts toxiques. Le coût de ce scandale est évalué à plus de 15 milliards d’euros pour les finances publiques. Le Département de l’Ain est particulièrement exposé avec 100 millions d’euros d’emprunts structurés souscrits avant 2008 par la précédente majorité.

Le financement des allocations de solidarité sera au menu d’une seconde réunion sous l’égide de l’Assemblée des Départements de France. Chargé de la gestion de l’Allocation personnalisée d’autonomie, du Revenu de Solidarité Active et de la Prestation de Compensation du Handicap, le Conseil général de l’Ain voit ses dépenses fortement progresser sous l’effet du vieillissement de la population et de la crise, sans juste compensation de l’Etat. Ce dernier lui doit 42 millions d’euros au titre de la seule année 2012.

Les départements sont bien décidés à se faire entendre sur ce sujet qui conditionne leur propre avenir.