C’est le coût financier particulièrement lourd pour les collectivités des prêts « toxiques » qui était au menu des discussions avec le cabinet du ministère des finances ce mardi. En tant que Vice-président du Conseil général en charge des finances, j'ai réaffirmé la nécessité de voir l’Etat et les banques prendre enfin leur part au règlement de ce dossier. Leur responsabilité est à l’évidence engagée dans la mesure où ils connaissaient le caractère spéculatif de ces prêts dont les taux dépassent déjà, pour certains, les 8 voire 11% pour le Département de l’Ain.

Si les négociations avec la Société de financement local (ex Dexia), détenue par l’Etat, ont bel et bien été abordées, la perspective d’une assignation en justice par le Conseil général se précise néanmoins. Dexia avait en effet contracté avant 2008 avec l’ancienne majorité départementale des prêts toxiques dont les risques de pertes sont aujourd’hui avérés pour la collectivité. La résolution de cette affaire qui concerne 1500 acteurs publics en France pourrait faire l’objet d’une solution mutualisée à l’échelle nationale.