La question épineuse des emprunts toxiques a connu une actualité récente avec l’annulation par le Tribunal de Nanterre des taux d’intérêt de prêts souscrits par le Conseil général de Seine-Saint-Denis auprès de Dexia. Cette décision permet de rappeler que 1000 collectivités en France sont aujourd’hui fragilisées par des prêts spéculatifs commercialisés par l’ex-banque Dexia, devenue depuis peu la Société de financement local.

C’est dans ce cadre en tant que secrétaire de l’association « Acteurs publics contre les emprunts toxiques » que j'ai rencontré ce mardi Marylise LEBRANCHU, ministre de la réforme de l’Etat et Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la décentralisation. Au menu des discussions, la résolution de ce dossier complexe dont le coût est estimé à près de 10 milliards d’euros. Ces échanges seront suivis dans les prochaines semaines de négociations avec le ministère des Finances et les banques françaises. Le Conseil général de l’Ain est pour sa part affecté par 200 millions d’euros de prêts toxiques souscrits avant 2008 par la précédente majorité.