''Près de 1000 collectivités françaises sont concernées par l’épineux problème des emprunts structurés dits « toxiques », dont les taux d’intérêt explosent dans l’actuel contexte de crise monétaire de la zone euro. Selon Bercy, le surcoût pourrait atteindre les 15 milliards d’euros pour les collectivités et hôpitaux dans les prochaines années.

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Dans l’Ain, la dette toxique souscrite avant 2008 par l’ancienne majorité départementale représente 200 millions d’euros, un des montants les plus élevés de France. D’où une forte hausse des frais financiers pour le Conseil général, qui l’an dernier a rejoint l’association nationale de lutte contre les emprunts toxiques, regroupant des élus de toutes sensibilité politiques.

En tant que Vice-président du Département délégué aux finances, je viens de me voir proposer le secrétariat de cette association par son président fondateur et président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone. Rencontres et rendez-vous vont se multiplier avec les experts et ministères pour tenter de trouver une issue à ce dossier qui oppose élus et banquiers.