Christophe Greffet

Christophe Greffet

Dix ans de jumelage avec Straubenhardt

Les 2, 3 et 4 juillet prochains, nous allons célébrer les dix ans du jumelage de la communauté de communes de Pont-de-Veyle et de la ville allemande de Straubenhardt. Dix ans de découvertes, de rencontres et d'échanges intenses entre nos deux territoires qui ont su entretenir la flamme de l'amitié.

Le précédent anniversaire, celui des cinq ans, s'était déroulé quelques jours après le rejet du traité constitutionnel européen par les Français. Ce rejet avait révélé l'ampleur de la rupture entre l'Europe et ses citoyens. Cinq ans plus tard la rupture ne s'est guère estompée. La forte abstention lors des précédentes élections européennes et l'opacité dont a pu faire preuve l'Europe ces deux dernières années montrent à quel point il est plus que jamais nécessaire de faire vivre l'Europe au plus près des citoyens. Rapprocher les citoyens de l'Europe, c'est l'un des objectifs du jumelage, exemple concret de l'intérêt d'être uni. Il représente l'Union Européenne que l'on aime : fraternelle, forte et démocratique.
La lenteur dont l'Union Européenne et la zone euro ont fait preuve face aux crises qui ont secoué les pays du sud - je pense à la Grèce mais aussi au Portugal et à l'Espagne - a montré à quel point il était plus que jamais nécessaire de pouvoir compter sur le moteur Franco-Allemand. L'Allemagne et la France sont les deux principales puissances économiques du continent européen (une fois et demi le PIB chinois). Leur entente est un préalable à l'efficacité de toute l'Union, c'est pourquoi dans quelques domaines d'actions prioritaires - diplomatie, économie, défense - "l'entente franco-allemande doit être préalable, profonde et durable", comme l'exprimait Joachim Bitterlich, ancien conseiller d'Helmut Kohl. Forts des belles réalisations passées - Schuman-Adenauer, de Gaulle-Adenauer, Giscard et Schmidt, Mitterrand et Kohl - les deux pays ne doivent, cependant, pas considérer cette entente comme un acquis, mais comme une relation privilégiée qu'il faut sans cesse entretenir.

Mieux connaître son partenaire, s'en rapprocher, c'est l'un des objectifs premier du jumelage. En rapprochant, les citoyens des deux territoires, leurs élus, on encourage les plus jeunes à découvrir une autre culture, une autre langue et on pérennise cette alliance plus que jamais enrichissante, efficace et indispensable.

Un point sur la réforme des retraites

En 2025, si l'on ne change rien, le régime des retraites pourrait être déficitaire de 45 milliards d'euros. Dans la précipitation et le déni de la consultation, le gouvernement a décidé de proposer sa vision de la réforme des retraites qui est aussi injuste qu'inefficace.

Soucieux de toujours faire payer les plus pauvres et d'épargner les plus riches, Nicolas Sarkozy a décidé - contrairement à son engagement de campagne - de supprimer le droit à la retraite à 60 ans pour la repousser à 62 ans. Cette mesure, profondément injuste pour ceux qui ont commencé le travail avant 21 ans, ne suffit pas du tout à rééquilibrer les caisses de l'État et l'on peut d'ores et déjà prévoir que le régime restera déficitaire de 13 milliards d'euros en 2025 et de 40 milliards en 2050. En refusant de prendre sérieusement en compte l'option de taxation du capital, le gouvernement fait croire que le report de l'âge de la retraite était inévitable.

Pourtant, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, en maintenant l'âge de la retraite à soixante ans, en prenant réellement en compte la pénibilité du travail et en améliorant la situation des séniors sur le marché du travail, il était possible de proposer une réforme juste, efficace et totalement réalisable qui garantit le retour à l'équilibre du régime des retraites à l'horizon 2025.

Retraites: nos propositions de financement
envoyé par PartiSocialiste. - L'info video en direct.

La communauté de communes de Pont-de-Veyle au coeur du sport

Née le 1er décembre 1998, la communauté de communes du canton de Pont-de-Veyle a su s’imposer dans de nombreux domaines : économie, social, loisirs… notamment par la construction de nombreux équipements.

La communauté de communes regroupe quatorze communes (voir la liste) pour un peu plus de douze mille habitants. La moitié des communes ne dépassant pas les mille habitants et la plus grande commune n'atteignant pas les deux mille personnes, il est difficile de rentabiliser des infrastructures pourtant nécessaires. En effet, il n'y a pas d'initiation au sport ni de pratique sans installation à proximité. Pour que les enfants - et leurs parents - puissent avoir le choix du sport qu'ils souhaitent pratiquer sans devoir pour autant se rendre à Mâcon ou à Bourg-en-Bresse, il faut assurer la répartition des équipements sportifs sur notre territoire, c'est ce que permet la communauté de communes.

Depuis sa création, un double court de tennis mis à disposition des quatre clubs du canton a vu le jour à Crottet mettant ainsi fin à une véritable carence de terrains couverts en hiver. Il y a deux ans, un tout nouvel espace de 2800 m² apparaissait à Saint-Jean-sur-Veyle : l'Escale. Espace de spectacles pouvant accueillir un millier de personnes, l'Escale est avant tout une salle omnisport conçue pour accueillir les sports collectifs (basket, handball, volley...), la danse, mais aussi les sports de raquettes, de combat... En plus du skatepark de Crottet, plébiscité par les plus jeunes, la communauté de communes a mis en place l'an passé un terrain de rugby et une salle de football synthétique à Laiz ainsi qu'un équipement réservé à l'entrainement du RCVS de Pont-de-Veyle.

Sans cet échelon communautaire ces équipements sportifs n'auraient vraisemblablement jamais pu voir le jour. La communauté de communes permet aussi de présenter de solides demandes de subventions auprès du département de l'Ain et de la région Rhône-Alpes qui ont grandement participé au financement de ces infrastructures. Aujourd'hui, il est possible de s'initier à plus de trente sports différents sans quitter le canton et il me semble que c'est un service essentiel pour le dynamisme de nos territoires.

La recentralisation, une erreur historique

La majorité des élus locaux est favorable à une réforme territoriale. Une réforme qui permette de distinguer clairement les rôles respectifs de l'État et des collectivités territoriales, une réforme qui permette de rapprocher les citoyens de leurs élus, une réforme qui permette une nouvelle étape de la décentralisation plus démocratique et lisible. Le projet présenté actuellement par l'UMP est tout le contraire d'une réforme, c'est une recentralisation dangereuse qui aurait pour conséquence une triple régression économique, démocratique et territoriale.

Ce projet est une recentralisation car il donne au préfet le pouvoir de redessiner la carte de l'intercommunalité, c'est une recentralisation car il contribue à remettre une partie des pouvoirs des élus locaux dans les mains de l'État en leur privant de la liberté de fixer leur taux d'imposition, enfin ce projet est une recentralisation car l'État veut fixer aux collectivités territoriales des normes de dépense qu'il n'arrive pas à s'appliquer à lui-même. Cette recentralisation risque d'avoir des effets très négatifs sur la dynamique de nos territoires et de notre pays, car comme le montre l'assemblée des régions d'Europe : la richesse d'un pays augmente avec le degré de décentralisation. Si cette réforme venait à être appliquée, elle affaiblirait notre pays dans la compétition économique européenne et mondiale.

Mais en plus de cet aspect économique, cette réforme met à mal notre démocratie. En créant les conseillers territoriaux, la majorité n'affichait qu'un seul but : réduire de moitié le nombre de conseillers généraux et régionaux. Une mesure qui en terme d'économie budgétaire est insignifiante ; mais appliquer la politique du chiffre dans tous les domaines y compris celui de la démocratie a des conséquences terribles. Les conseillers territoriaux ne seront pas identifiés par les citoyens, ils seront par essence des cumulards à cheval entre le département et la région. De plus, le choix d'un mode de scrutin favorable à l'UMP (scrutin majoritaire à deux tours) menace directement la parité qui s'était pourtant installée dans les collectivités locales depuis 2004 et porte atteinte aux principes d'égalité d'accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux consacrés par la Constitution.

Enfin, cette réforme va incontestable accroître les disparités entre les régions. En gelant les dotations et en supprimant la taxe professionnelle sans la remplacer par un impôt économique performant, le gouvernement va asphyxier financièrement les collectivités locales et aggraver la situation des plus fragiles d'entre elles. Les régions ont pourtant été de véritables "amortisseurs de crises", un bouclier social qui a protégé nos concitoyens.

Pour la première fois depuis les lois de décentralisation de 1982-83, le gouvernement a décidé d'enclencher la marche arrière et de proposer un projet recentralisateur, plus complexe - du fait de l'ajout de l'échelon métropole - et plus couteux, tout en étant moins démocratique. Dès à présent, les socialistes et la gauche unie préparent un contre projet de loi pour 2012, un projet qui permettrait un nouvel acte de décentralisation clarifiant les compétences et renforçant la démocratie locale.

Sur ce sujet, vous pouvez lire le discours que j'ai prononcé lors de l'Assemblée plénière du Conseil régional Rhône-Alpes le 27 mai 2010 mais aussi lire la déclaration écrite conjointement par toutes les associations d'élus de gauche.


Intervention au conseil régional à propos du budget.


Intervention au conseil régional sur le budget
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